joli, joli

Bécon-les-Bruyères

Bove Emmanuel

collection cosaques

janvier 2009

 

Bécon-les-Bruyères, monographie tout aussi ironique que poétique d’un no man’s land
de la banlieue parisienne, illustrée par
un frontispice du peintre Maurice Utrillo, parut chez Émile-Paul frères en 1927, dans
la collection «Portraits de la France». L’époque étant à la découverte, nombre d’éditeurs publiaient des récits de voyages.
La publicité clamait: «Les textes ont été demandés aux meilleurs écrivains de notre temps.» Emmanuel Bove, avec son incongru Bécon-les-Bruyères, se distinguait. À vingt-neuf ans, Bove a déjà publié avec succès deux romans, Mes amis et Armand. La critique est élogieuse et admirative. On compare le jeune écrivain à Proust et Dostoïevski. À l’automne 1926, fuyant les interviews et les dîners en ville, Bove franchit la porte de Champerret pour aller s’installer dans la banlieue voisine,à Bécon sans les bruyères, qui n’existe que par le nom de sa gare. Il relève les moindres détails, chronomètre ses déplacements, affirme que«le ciel penche vers Paris, que l’on sent plus bas». Bove finira par quitter Bécon pour louer une chambre de bonne à Paris. Il écrira alors à perdre haleine, dans un état presque somnambulique, inlassablement.De 1927 à 1928, il publie onze livres. En 1928, il remporte, «sur 406 concurrents, le prix Figuière de 50 000 francs, l’épreuve la mieux dotée de la littérature».

 

ISBN :  978-2-9163-9009-3

Un livre dessiné par SP Millot

80 pages - 11x17 cm

 


10,00 €

Pin It