Mort de ma grand-mère

Marcel Proust

Éditions cent pages

collection demi-cosaques

Novembre 2013

 

Le chapitre Mort de ma grand-mère eut toujours, dans l’esprit de Proust, une unité très forte. Rédigé et dactylographié à part, il s’est développé parallèlement au Côté de Guermantes, semblable à une nouvelle, distinct de l’ensemble du roman. En l’intégrant à son oeuvre Proust l’a coupé en deux parties, la première en conclusion du premier volume du Côté de Guermantes (1920), la seconde en ouverture du second (1921).

Nous avons choisi de l’éditer à part, dans un petit format, pour donner à ce texte un nouvel écho.

 

Je le dis comme je le pense : c’est un bonheur de lire Proust, et un cadeau d’en parler. La maladie et la mort de la grand-mère du Narrateur sont un des grands moments d’À la recherche du temps perdu, et un des plus admirables textes de la littérature universelle. Si vous n’aviez jamais lu Proust, vous allez en avoir de la chance, votre initiation deviendra vite un envoûtement ; si vous avez tenté de le lire il y a longtemps, et, envahi par les besognes de l’existence, vous l’aviez laissé tomber, butant sur un paragraphe qui vous avait semblé une montagne, vous vous demanderez comment vous avez pu vous en passer, ce qui vous a pris de lui préférer des écrivains qui n’avaient ni sa drôlerie ni sa gravité, et si vous le relisez pour la énième fois, vous vous direz peut-être que ces soixante pages de Proust, c’est ce que vous avez connu de meilleur dans votre vie. En tous les cas, ce chapitre est pratique; car dans ce chapitre, il y a tout le monde. Enfin, presque tout le monde. Et toutes les faces du génie de notre auteur. Comme dans une soirée, un bal ou un concert. Il y a en tous les cas les principaux délégués du syndicat de la Recherche du temps perdu.

Bernard Frank

 

Un livre dessiné par SP Millot

128 pages - 8,5x11 cm

ISBN : 978-2-9163-9041-3

13,00 €

Attention : dernières pièces disponibles !

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