C'était pire avant

Arthur Bernard (1940)

Éditions cent pages

2002

 

C’était pire avant se présente comme un exercice, une digression sur l’air du temps. Le temps n’est ni bon ni vieux. Il ne fait que passer. Ce n’était pas mieux avant, d’ailleurs il n’y a pas d’avant. C’est juste l’idée que l’on s’en fait.

 

En me brossant les dents, après avoir bu un verre de Chasse-Spleen 1967, une bonne année il paraît, j’ai écouté le dernier bulletin météo à la radio, les prévisions du lendemain et j’ai senti mon optimisme, ma confiance dans la vie regonfler : Après quelques grisailles matinales, le soleil devrait peu à peu se montrer sur la majeure partie des régions et les températures seront en nette hausse. Allez, demain il ferait beau, meilleur qu’aujourd’hui, on pourrait continuer. C’était pire avant, ça j’en suis sûr, je persiste et signe. De toute façon, c’est toujours pire avant. Ce sera peut-être pire après-demain, dans un mois, dans un an, dans dix ans, dans cent ans, je n’en jurerai pas, je n’en sais rien. Demain ce sera mieux on dirait, c’est en tout cas ce qu’annonce Météo-France.

 

Cosaques

72p Format 11x17 cm

ISBN 2-906724-75-0



9,00 €

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